« Tout doit disparaître »

Le non-lieu est sollicité en 2005 par Sylvain Marcelli et Pierre Desjonquères, auteurs, et par les éditions « Inventaire-Invention », pour l’organisation d’une soirée de promotion et de lancement du livre consacré aux friches industrielles dans la métropole lilloise, intitulé : « Tout doit disparaître ».

Cette soirée s’est déroulée en deux temps : dans les locaux rénovés de l’ancienne Usine Roussel (magnifiques bureaux art-déco occupés par la société « insite ») rue des Arts à Roubaix, ont lieu, en première partie de soirée : une exposition de photos de P. Desjonquères et Emmanuel Fanzin-Régnier, la présentation d’une vidéo de C. Motte, « génération textile », un débat, animé par Béatrice Auxent (CAUE), et un cocktail amical.

Plus tard, un « FRICH’TOUR » nocturne est proposé aux volontaires : il s’agit d’un périple dans plusieurs friches de l’agglomération roubaisienne, au cours desquels on découvre l’âpre beauté des sites mais aussi toute une culture qui se développe dans ces friches, notamment avec les grapheurs. Le circuit est jalonné d’animations et de surprises : atmosphères sonores, grapheurs en action, silos vides offrant leur écho à des chants du 13ème siècle…
Voir la vidéo (réalisation : Bruno Lefèvre)

Liens :
Le livre « Tout doit disparaître »
Le site friches.net

En 2005 : le catalogue !

Les sirènes sonnent à nouveau :

…comme elles avaient sonné déjà, en 2004, en un puissant hommage au passé industriel de la ville.

Tous les acteurs, multiples, qui ont contribué au succès des « CHEMINEES : TOTEMS ROUBAISIENS », tous les spectateurs roubaisiens ou visiteurs, qui ont apprécié les manifestations organisées en 2004 par l’association « le non-lieu », et en ont gardé un souvenir très vivace, sont conviés à une soirée organisée à l’occasion de la sortie du catalogue retraçant les événements de cette riche année.

Dans la cadre agrandi et partiellement aménagé de « la forge », siège de l’association, on peut découvrir, de surcroît, un étonnant « livre-objet » géant, réalisé par Béatrice Meunier à partir des restes de drapeaux récupérés en décembre 2004. A la tombée de la nuit (19h30 environ), grâce à une performance acoustique et visuelle proposée par Jérémy Moncheaux (vidéaste) et Grégory Mortelette (musicien), les murs et les abords de l’usine Cavrois-mahieu baignent dans le souvenir de 2004. Après quoi, tous, acteurs et spectateurs, sont conviés à un buffet amical .

Pour des précisions à propos du catalogue, Consulter la rubrique « édition »

En 2004 : « Cheminées : Totems roubaisiens »

Un ensemble de manifestations, proposé par Dominique Descamps et Olivier Muzellec, avec le parrainage de Pierre Pierrard, et programmé dans le cadre de « lille 2004 : capitale européenne de la culture ».

Dans ce projet, la cheminée d’usine est utilisée comme élément emblématique de la ville de Roubaix (TOTEM), afin de signifier son identité forte, fondée économiquement sur l’industrie et le commerce, humainement sur le mélange des populations et des cultures, mais aussi pour tendre un pont entre le passé et l’avenir : comme vecteur de voeux, souhaits, prières, vers le ciel, pour le futur…

Pour mettre en valeur les cheminées, installations symboliques, éclairages, projections d’images, sont réalisés avec une forte participation de la population roubaisienne qui, par le biais de ses écoles, associations, …, se réapproprie ce patrimoine remarquable.

Une grande exposition, présentée pendant un mois à l’Usine Bayart, comporte un volet historique et une approche artistique contemporaine de la thématique « cheminée d’usine ».

Au cours d’un événement exceptionnel (« le chant des sirènes »), tandis que des fumées colorées sortent des fûts de cheminées éclairés, la « ville aux mille cheminées » vibre à nouveau du grand cri de ses sirènes.

vidéo réalisée par Jérémy Moncheaux