Trésors de guerre

En 2012, le Non-Lieu a fêté ses dix ans
Dix ans de sauvetage de petit patrimoine industriel
Dix ans de réenchantement des mémoires collectives
Dix ans de réveil de sites en friche et de cheminées d’usine
Dix ans de création artistique au service du patrimoine
Dix ans de rencontres et d’engagement militant
Dix ans d’invention d’un lieu unique : la Forge

À cette occasion, durant 2 week-ends, les 14, 15, 16 (Journées du Patrimoine) et les 21, 22, 23 septembre 2013, Le Non-Lieu expose ses Trésors de Guerre, objets du petit patrimoine industriel sauvés au fil des ans de l’oubli et de la destruction.
Trésors revisités par les créations artistiques de Julien Morel (dessin) et de Patrick Smith (machine à rêves) – scénographie orchestrée par Kim Creighton et Olivier Muzellec.
➡ Qui aurait pu imaginer
, discours d’Olivier Muzellec pour les 10 ans du Non-Lieu
➡ Voir le programme des 2 week-ends

Retrouvez ci-dessous les 3 temps forts en images :

  • Trésors de Guerre, l’exposition – avec l’inauguration de la machine à rêves.
    Performance de Kim Creighton et Patrick Smith.
  • À chacun son trésor, atelier photo – prises de vue : Marie-Jeanne Neirynck
  • Les 10 ans du Non-Lieu, la soirée anniversaire – performance d’Agnès Hardy, avec la participation des traceurs de Roubaix.

V.R.A.C n°13

Treizième édition du V.R.A.C au Couvent des Clarisses de Roubaix
Les 17, 18, 19, 24, 25 et 26 septembre 2010

En septembre 2010, le VRAC investit le couvent des clarisses à Roubaix. Construit entre 1874 et 1876 par Jean-Baptiste Béthune d’Ydewalle (architecte de l’église St Joseph de Roubaix), figure majeure du courant néogothique en Belgique, les dernières religieuses l’ont quitté en 2008.

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Avant que ne débutent des travaux de reconversion, l’association le non-lieu a proposé de sʼarrêter sur une caractéristique du lieu et de celles qui lʼont occupé : le raccommodage.
En effet, lʼesprit dʼéconomie des sœurs de cet ordre « mendiant » les poussait à réparer chaque objet pour le faire durer. Inlassables rapiéceuses de tissus (vêtements, torchons, voiles, meubles et objets du quotidien…), elles rendaient le tout inusable. Poussé à son paroxysme, le raccommodage devient un art à part entière et son expression en est particulièrement émouvante ! Mais le raccommodage est également présent dans l’industrie, décliné en divers savoir-faire (piqûrage, remmaillage, raccoutrage), et dans la vie quotidienne.

Au rez-de-chaussée du Couvent, le VRAC revisite l’activité de raccommodage et des travaux d’aiguille en présentant la collection de vêtements rapiécés de Daniel et Tuulikki Chompré ainsi que celle d’Ysabel de Maisonneuve. Matériel, cahiers pratiques de ces travaux d’aiguille fournissait un complément à ce volet de l’exposition.
©Yves Bryckaert

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A l’étage, place est faite à la création contemporaine qui s’est inspirée de la thématique. Les anciennes cellules des religieuses accueillent des installations, photographies dont une grande partie a été créée pour l’occasion.

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De gauche à droite. Installations de Catherine Tel-Gardès, Armelle Blary et Laure Guelle © Marie-Jeanne Neirynck

Les démonstrations

Lucette Nisse, raccoutreuse de métier et ancienne formatrice textile, quant à elle, nous présentait dans la salle de l’ouvroir (ancienne salle de couture des religieuses) les techniques du remmaillage, raccoutrage et raccommodage. Une dentellière de l’école de Bailleul est également venue présenter les techniques de la dentelle.

L’oeuvre collective « De Feuille en Aiguille »

Fruit du travail mené pendant l’été avec les habitants des quartiers ouest et nord de Roubaix, sur une idée de l’artiste Agnès Hardy, l’œuvre végéto-textile « De Feuille en Aiguille » a été assemblée le 19 septembre au Couvent puis accrochée dans le cloitre. C’est sur le corridor écologique roubaisien qu’elle puise son inspiration. Territoire discontinu fait de parcelles vertes éparses, le projet du Comité de Quartier Fresnoy-Mackellerie est de l’ériger en corridor continu, par un raccommodage urbain. De raccommodage urbain à raccommodage textile, il n’y a qu’un pas. Collecte de végétaux, impressions sur tissu, broderie : des ateliers transgénérationnels et variés se sont succédés pour donner vie à cette œuvre.

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Les collectionneurs, artistes plasticiens, photographes et stylistes
Daniel Chompré, Tuulikki Chompré, Ysabel de Maisonneuve, Béatrice Meunier, Laure Guelle, Armelle Blary, Ewa Tomaszewska, Audrey Dewet, Catherine Tel-Gardès, Philippe Dupuich, Marie-Jeanne Neirynck, Agnès Hardy, Christelle Motte.

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V.R.A.C n°12

Pour son douzième VRAC, le Non-lieu a proposé à l’artiste Andy Kraft d’investir les week-ends du 10, 11, 17 et 18 octobre 2009 les entrepôts de frêt ferroviaire de la gare de Roubaix (anciennement SERNAM/Dubois).

Passant de la valise au carton, Andy Kraft est parti à la rencontre des histoires des roubaisiens.Installation, dessins et éditions étaient présentés.

« En vrac ou bien rangées, toutes les choses qui nous entourent sont passées un jour par un carton.
Un carton de protection, un carton d’emballage, un carton de transport ou un carton de livraison. Objets du quotidien, produits d’entretien, de toilette, alimentaires, habillement ou décoration. Tout est passé par des cartons. On les oublie.
Quelqu’un les recycle. Tous s’empilent quelque part.
À se demander si, par correspondances, nous-mêmes ne sommes pas fraichement débarqués d’un carton. Si nous ne sommes pas expédiés d’un endroit ou réexpédiés vers un autre. Avec ou sans les papiers nécessaires et plus ou moins volontairement.
On est alors comme mille autres.
On fait, défait ses cartons. On s’en adresse pour les noces, les décès, les évènements. Petits ou grands. J’ai fait un véritable carton ! dit-on.
À l’inverse dans le plus grand dénuement et dans la rue, l’existence se résume à quelques bouts de carton.
Et la vie cartonne encore. »

andy kraft. V.R.A.C. n°12. Octobre 2009

Voir l’article du Nord Eclair | www.andykraft.com