Principe

V.R.A.C pour Voyage Roubaisien dans l’art contemporain : Une manifestation visant la meilleure adéquation possible entre un lieu, un artiste, un principe d’animation. Les V.R.A.C, créés par Olivier Muzellec, ont d’abord été initiés au sein de l’association roubaisienne Art-Action en 1999, puis poursuivis par le non-lieu, association qu’il a fondée en décembre 2002.

Portes ouvertes des ateliers d’artistes 2011 et lancement du catalogue VRAC 13

Aux habituelles portes ouvertes des atelier d’artistes invités au non-lieu est associé le lancement du catalogue du VRAC 13 :
Après le succès du VRAC clarisses de l’automne 2010 lors duquel 12 artistes ont honoré in situ ravaudage raccommodage et autres travaux d’aiguilles des religieuses, le Non-lieu sort le catalogue tant attendu et à cette occasion invite une treizième artiste textile : Marianne Peyre.

Voir le diaporama des portes ouvertes 2011

V.R.A.C n°11 : Bourles en VRAC

Voir la performance de la compagnie Artopie

Voir le lieu, les oeuvres

Voir la bourloire investie par le jeu

Quelques explications sur le jeu

A l’ancienne Bourloire St Michel, 19 rue Decottignies à Roubaix, durant deux week-ends consécutifs : samedi 20 et dimanche 21 septembre (dans le cadre des « journées du patrimoine »), samedi 27 et dimanche 28 septembre.

Dans le « jeu de bourles » (pratiqué dans la région depuis le Moyen Age au moins et très répandu au XIXème siècle) les joueurs font rouler leurs bourles (en bois dur) sur une longue piste concave en terre battue, la bourloire (25 à 30 m), pour les placer au plus près de l’étaque. La Bourloire St Michel, située rue Decottignies à Roubaix, est fermée depuis de nombreuses années. Elle reste l’un des plus authentiques témoignages architecturaux de la pratique de la bourle, notamment dans le cadre des « cercles paroissiaux ».

Le Non-Lieu, dans le cadre de ce onzième VRAC, a ranimé cette bourloire en en proposant une lecture artistique contemporaine, s’appuyant sur le sens du lieu. Pour cela, l’association a fait appel à la céramiste Isabelle Durand, aux danseurs de la Cie Artopie, au créateur sonore Valentin Caillieret-Martin, et aux plasticiens Kim Creighton et Agnès Hardy . A travers leurs disciplines différentes, ils ont investi le site en privilégiant deux axes :

  • la bourle : volume, densité, matière,
  • le geste des joueurs (le « tapeux » qui tire, le « pointeux » qui vise…), le mouvement des bourles (« bourler » en picard, c’est tituber et tomber). La place de ce jeu dans la société industrielle du XIXème et du début du XXème siècle fut également évoquée à travers documents et pièces de collection.